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ALGERIE 2014

Le Billet d'Humeur d'Ibn Ziri

Les fossoyeurs de l'espérance Algérienne

Publié le 14 Février 2011 par Arabies.over-blog.com in politique

Apres des années de mouvements erratiques, la société Algérienne semblait prendre une nouvelle direction avec pour la première fois des gouvernements qui peuvent enfin inscrire  des lignes à la colonne profits de leurs politiques.

 

Résumons:

 

A l'arrivée de Bouteflika, l'Algérie est un pays qui a une dette extérieure de 40MS de Dollars, des réserves de fonctionnement de 45 jours et un déficit d'investissement public depuis 20 ans.

 

En 2010, l'Algérie est un pays totalement désendetté (0 Dollars de dette), une balance commerciale positive et des réserves de change à hauteur de 147 MS de Dollars. Sur le plan des investissements publics, le pays connait un développement fulgurant des au niveau des infrastructures (autoroute EST-OUEST),  du social (600.000 logements sociaux) et de l'économie (nombre de création d'entreprises PME - PMI).

 

Nous n'allons pas dresser un panégyrique au président et au gouvernement actuel, nous rappelons juste certains éléments quantifiables qui nous servent de base pour la réflexion.

 

Dans la colonne pertes, nous pouvons mettre au passif du président, la stagnation politique en terme de droits et d'actions, le verrouillage du champ médiatique lourd (TV et Radio), la désaffection croissante des citoyens pour tout ce qui est organisation citoyenne, politique et syndicale ; en revanche le champ associatif a connu lui un développement exponentiel.

 

Une fois ces constats posés , nous pouvons nous intéresser aux événements actuels : Apres les révolutions Tunisienne et Egyptienne, des personnalités Algériennes de différentes tendances crèent le Comité National pour le Changement Démocratique (CNCD) et appellent à une manifestation le 12/02/2011 avec pour mot d'ordre la levée de l'état d'urgence.

 

Dans la semaine qui suit cet appel, le Président promet une levée rapide de l'état d'urgence; cela ne suffit pas au CNCD, qui appelle au maintien de la marche et se compare volontiers aux initiateurs des révolutions voisines.

 

Les questions qui m'interpellent sont celles de la composition du CNCD, de ses moyens et de ses objectifs. Composé essentiellement de personnalités et de quelques partis politiques, il se singularise par l'agrégation en son sein et autour de ses actions, de ceux qu'on pourrait nommer les ennemis de la décennie noire (RCD et FIS).

 

Peut-être est-ce l'effet collatéral de la politique de "concorde nationale" que Said Sadi et Ali Belhadj se retrouvent dans la même manifestation avec les mêmes mots d'ordres; quelle réussite pour le président !!

 

Ce qui est moins ragoutant, c'est que les ennemis d'hier qui ont largement poussé aux crimes en dressant les algériens les uns contre les autres, les uns au nom d'un berbérisme éculé et les autres au nom d'un islamisme hors du temps.


Ils reviennent aujourd'hui au devant de la scène avec une seule revendication réelle: "la chute du président" !!

 

Est-ce un hasard que ces mouvements interviennent au moment ou l'Algérie a de nouveau des choses à offrir aux opportunistes de tout poil ? (voir les appels à partager les réserves financières du pays)

Est-ce un hasard si les meneurs de ces actions sont tous connus comme  étant des agents  ou d'honnorables correspondants du system (Belhadj et Sadi)?

Est-ce un hasard si la seule personne nommément visée dans leurs déclarations soit le président actuel ?

Est-ce un hasard si leur mode opératoire est la copie conforme de celle du FIS naguère ?

 

Pour ma part, je considère que toute cette agitation ne répond qu'à une seule logique: un clan a décidé d'éliminer ou de court-circuiter le président actuel.

 

Je ne suis pas un soutien au président et je ne l'ai jamais été. Je suis contre la non limitation des mandats présidentiels, Je suis contre l'idée d'un homme providentiel. Je suis pour l'ouverture du champ médiatique en Algérie. Je suis pour une justice indépendante et efficace, je suis pour une alternance apaisée et civile.

 

Néanmoins je ne crois pas que le mal vienne de la présidence et quand je vois les initiateurs de cette démarche, je ne peux être que conforté dans ma pensée.

 

 

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